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Né à Karlsruhe Allemagne en 1953, Vit et travaille en France
Editions / Originaux / Multiples
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Le Sacre du Laqué |
Des tasseaux de bois aux cercles d’aluminuum, Doehler est passé de l’atelier à l’usine, du pinceau au pistolet, du recouvrement irrégulier de la main aux aplats parfaits de la projection. Il faut que l’objet soit aussi parfaitement désirable et banal que les plus belles réalisations du design industriel : carrosseries de voiture ou V.T.T., sauf qu’il n’a pas d’autres fonctions que de provoquer une investigation rétinienne à peine appuyée. Les laques, par couches successives, mais en faibles quantités, vu le peu de surface à couvrir, apportent l’aisance et la légèreté d’une beauté parfaite et facile.
Roues et cycles donc, parfaitement immobiles, où s’entrelacent le noir et le blanc, la couleur et la non-couleur, mais où l’emplacement et le poids des valeurs sombres ou claires, neutres ou primaires, induisent une rotation, la possibilité d’un mouvement.
Le terme de « mouvement » d’ailleurs est inapproprié tant c’est le spectateur qui décèle dans le graphisme net et franc qui lui est proposé des intentions et des forces contraires, ou plutôt, complémentaires et opposées, comme s’il avait affaire à l’épure de ce symbole maintenant universellement connu représentant l’interpénétration du ying et du yang. En effet, les cercles en aluminium de Doehler agissent comme le plus simple des mécanismes complexes. Ça n’est pas que des mots faciles : cette complexité est claire ; elle n’est pas cachée ni obscure.
Magnifique mécanique que celle organisant cette communauté de gestes et ce partage des tâches. Cerveau et mains prennent part à cette communauté dans une sorte de symbiose ou d’empathie qui fait de l’objet quelque chose de collectif, c’est-à-dire débarrassé de toute exception ou de toute solitude.
C’est une position, une distance et une mesure.
Gerhard Doehler recherche la seule possibilité d’ouverture actuelle : la justesse. Il crée des mécaniques de précision morale et mentale qui accueillent le sentiment du beau dans ce qu’il a de serein et de presque indifférent : soit un équilibre tendu, une harmonie sensible et vivante sans accentuation spectaculaire, ni exposé, ni démonstration. Ces objets sont propices à la contemplation parce qu’ils comportent aussi des symboles questionnant des notions immenses jusqu’à l’abîme, comme celles de centre – et donc de décentrement -, d’appariement, d’inversion et de complementarité, notions à la fois élémentaires et remplies de prolongements métaphysiques.
«Mise à jour» Frédéric Valabrègue
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Écoles, formations |
Académie du Städel, Francfort, Allemagne Studio School, New York, Etats-Unis Cooper Union, New York, Etats-Unis
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Collections publiques et privées
Bank für Wiederaufbau, Berlin u. Frankfurt Sammlung Marli Hopper-Ritter, Waldenburg Musée d'Art Moderne, Céret Volksbank, Heidelberg Hoffmann La Roche collections, Suisse Museum für Konkrete Kunst, Ingolstadt Bibliothèque Nationale de France, Paris Arithmeum, Bonn, Allemagne Fondazione Edoardo Garrone, Gênes, Italie
Expositions individuelles (sélection depuis 2000)
2011 Galerie La Ligne, avec Michael Post et Ueli Gantner, Zürich 2011 Galerie Oniris avec Walter Leblanc, Rennes 2006 Arthmeum, Bonn, Allemagne 2005 Galerie la Ligne, Zürich, Suisse 2005 Studio Ghiglione, commissaire Salvatore Galliani, Gênes, Itali 2005 Arithmeum,e Bonn, Allemagne 2003 Arrière-plan, Galerie Alain Couturier, Nice, France 2003 Oscillare nello spazio, Goethe Institut, Studio Ghiglione, commissaire Salvatore Galliani, Gênes, Italie 2002 Gerhard Doehler, Sparkling series - Opere recenti, Galerie Vismara Arte, Milan, Italie 2000 Gerhard Doehler, Reflux, Galerie Jacqueline Rivolta, Genève, Suisse
De nombreuses expositions de groupe dans divers Musée et Galerie
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