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Née à Paris en 1910 - décédée en 2005
Multiples / Editions / Originaux / Poèmes
L'alignement du XXIe siècle, 2005
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Aurélie Nemours nous a livré une œuvre exigeante, élaborée dans le calme et la solitude de son atelier monacal. Toujours dans la contrainte et la jubilation selon ses propres termes. L’abstraction est son principe pictural et relève d’une approche philosophique et spirituelle. Sa peinture a opté dès ses tous débuts pour la ligne droite, les orthogonales et le plan couleur comme principes exclusifs, récusant toute référence au réel.
Née en 1910, elle a commencé son activité de peintre en exposant pour la première fois à Paris en 1944 après un long apprentissage de vingt années. En effet à 19 ans, elle s’inscrit à l’Ecole du Louvre, où ses études d’histoire de l’art l’amènent à travailler sur l’antiquité égyptienne, l’art roman, la peinture espagnole et l’art moderne. Après avoir assimilé toutes ces connaissances théoriques, elle décide de passer à la pratique et s’inscrit dans l’atelier privé de Paul Colin connu pour ses affiches et décors de théâtre. Elle y apprend le dessin d’après modèle et la réalisation d’affiches et de dessins de mode.
Mais insatisfaite de cette expérience, en 1941, elle décide de continuer son apprentissage au sein de l’Académie André Lhote, où elle demeurera jusqu’à la fin de la guerre. C’est là, qu’elle apprit son métier de peintre, assimilant les connaissances fondamentales ayant trait à la composition du tableau. Cependant, Aurélie Nemours ne partagea pas le même point de vue artistique que le maître et encore une fois prit une autre voie.
C’est ainsi qu’en 1948, elle entreprit le troisième pas sur la voie de sa formation et entra dans l’atelier de Fernand Léger. Contrairement à celle de Lhote, la méthode pédagogique de Léger, revenu tout juste de son exil américain, était plus libre et laissait une place plus grande à la sensualité de l’acte pictural – aspect qui tiendra plus tard une place centrale dans l’œuvre d’Aurélie Nemours.
Mais Fernand Léger se refusait à franchir le pas ultime vers l’abstraction pure, lui qui s’en était fortement rapproché dans les années 20 pour s’en détourner finalement. Ainsi, Aurélie Nemours allait trouver le chemin de sa propre expression artistique en se démarquant de son maître, bien qu’elle l’admirât, elle ne pouvait plus le suivre.
A cette époque, Aurélie Nemours opte sans réserve pour l’art concret, et c’est le langage de l’abstraction géométrique qui va imposer ses valeurs. Aucune forme de manifestation de la réalité visible n’intervient alors dans ses toiles, en cela elle rejoint le point de vue de Théo Van Doesburg.
Elle élabore alors son propre système pictural qu’elle développera d’une façon logique tout au long de son œuvre sans jamais s’éloigner des principes fondamentaux.
En 1953, Aurélie Nemours a trouvé son vocabulaire plastique caractérisé par la réduction consciente d’un petit nombre d’éléments picturaux : l’horizontale, la verticale, l’angle droit, la ligne, ainsi que les formes simples du rectangle et du carré Elle renonce à la diagonale qui avait été rejetée catégoriquement par Mondrian. Bien qu’elle ait banni la diagonale de son répertoire pictural et qu’elle se limite exclusivement à l’horizontale et à la verticale, ses compositions ne sont pas des mondes picturaux statiques.
A partir de 1965, le carré deviendra le format prédominant de ses tableaux car elle y voit la forme par excellence qui permet l’abolition la plus poussée de tous les contraires, l’équilibre des masses et des valeurs du haut et du bas, de la gauche et de la droite : le carré, approche idéale de l’harmonie universelle.
Bien des œuvres sont marquées par une dynamique de la multiplication,de l’arrangement sériel. Ce principe se retrouve tout particulièrement dans la série Rythme du millimètre. Sa première exposition personnelle eut lieu en 1953 à la prestigieuse galerie Colette Allendy, qui présentera pendant ces mêmes années des artistes tels que Jean Gorin, François Morellet et Yves Klein.
Elle a été très soutenue par des artistes tels que : Herbin qui l’a remarquée dès ses débuts, Hans Arp qui lui offre son amitié, Marcelle Cahn, son aînée qu’elle admire, Jean Gorin qui l’épaule de son expérience, et Gottfried Honegger qui n’aura cessé de la faire reconnaître pour ce qu’elle est : l’un des plus grands peintres de sa génération.
Elle sera également soutenue par Michel Seuphor, Serge Lemoine, Emmanuel Guigon entre autres,de fervents adeptes de son œuvre, avec qui elle entretient une relation très suivie.
Aurélie Nemours a suivi tout au long de sa vie avec une grande détermination un chemin personnel fait de rigueur et de goût de l’absolu. Pendant quarante années, avec la couleur, avec le noir et le blanc employés par cycle, en même temps ou successivement, elle a exprimé sa conception de la peinture qui rejoint sa conception personnelle de la vie.
Malheureusement, elle n’a pas toujours vu son oeuvre récompensée et soutenue comme elle était en droit de l’attendre. Et c’est bien plus tard, à partir des années 1989, que son travail a trouvé la place qu’il méritait tout d’abord à l’étranger et enfin dans les institutions parisiennes.
Cependant, en 2004, elle a encore eu l’immense joie de se voir accorder par le Centre G. Pompidou une rétrospective de son œuvre.
Elle fait le sujet également de nombreuses rétrospectives dans plusieurs musées.
Notons qu’ Aurélie Nemours a publié de nombreux ouvrages de poésie.
Galerie La Ligne
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Distinctions
1988 Prix Camille Graeser, Zürich.
1990 Commandeur de l'Ordre National des Arts et des Lettres.
1994 Grand Prix National de Peinture.
1996 Grande Médaille de la Ville de Grenoble.
1998 Chevalier dans l’ Ordre National de la Légion d'honneur.
1999 Grand Prix des Arts Plastiques de la Ville de Paris.
2003 Associée à l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique
Expositions personnelles (Sélection)
1984 Musée Tavet-Delacour, Pontoise.
1989 Stiftung fur konkrete Kunst, Reutlingen.
1990 Fondation nationale des arts graphiques, Paris.
1992 Musée de Grenoble.
1994 Stiftung fur konstruktive und konkrete Kunst, Zürich.
1994 « Michaux-Nemours », Centre d'art, Tanlay.
1994 Wilhelm-Hack-Museum, Ludwigshafen.
1996 Quadrat - Bottrop, Josef-Albers-Museum, Bottrop.
1996 Muséum fur konkrete Kunst, Ingolstadt.
1996 « Histoires de Blanc et Noir - Hommage à Nemours », musée de Grenoble.
1996 « Histoires de Blanc et Noir », Stiftung fur konkrete Kunst, Reutlingen.
1997 Museuum and Art Gallery, French May, Hong-Kong.
1998 Notre-Dame de Salagon (vitraux).
1998 IVAM, Centro Julio Gonzalez, Valence (Espagne).
1999 « Silence-Eclat, Nemours rencontre Tinguely », Espace de l'art concret, Mouans-Sartoux.
1999 « Percussif », musée de Beaux-Arts, Rennes.
2001 Musée de la Cohue, Vannes
2001 Bibliothèque Nationale de France, Paris
2001 Musée de Grenoble, Grenoble
2001 Fondation Louis Moret, Martigny
2001 Espace Sambre, Maison de la culture, Namur
2002 Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg
2004 Espace de l’art concret, Mouans-Sartoux
2004 Centre George Pompidou, Rétrospective, Paris
2006 Galerie La Ligne, « Passer le Flambeau » avec Ode Bertrand, Zürich
2009 Galerie La Ligne, « Werke im Dialog » avec Gottfried Honegger, Zürich
Expositions de groupe
De nombreuses expositions de groupes
Collections publiques et privées (sélection)
Centre Pompidou, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris.
Fonds national d’art contemporain, Paris
Musée d’art moderne de la ville de Paris, ParisMusée d’art contemporain, Strasbourg.Musée d'Art et d'Histoire, Cholet.
Musée des Beaux-Arts, Rennes.Musée d'Art et d'Industrie, Saint-Étienne.
Musée d’art moderne de Céret.
Musée Pierre-André Benoit, Alès.
Musée de Grenoble. Grenoble
Musée des Beaux-Arts, Nantes.
Musée Tavet-Delacour, Pontoise.
Musée des Ursulines, Maçon.
Musée de Verviers (collection des Amis du musée).Musée de Mulhouse.Musée des beaux-arts et d’archéologie, BesançonMusée de la Cohue, Vannes.Kunstmuseum, Düsseldorf
Saarland-Museum, Moderne Galerie, Saarebrück
Musée de Ciudad Cuauhtemoc, Mexico.
Muséum Moderner Kunst, Eandkreis Cuxhaven.
Muséum Würth, Kunzelsau.
Musée de Hünfeld, Hünfeld
Musée de Würsburg, Würsburg
Espace de l’art concret, Château de Mouans-Sartoux
Stiftung für konkrete Kunst, Zürich
Stiftung für konkrete Kunst, Reutlingen
Aargauer Kunsthaus, Aarau
Musée de Münster, Münster
Wilhelm-Hack-Museum, Ludwigshafen Josef Albers Muséum, Bottrop.
Muséum fur konkrete Kunst, Ingolstadt.
Victoria and Albert Muséum, Londres.
Dallas Muséum of Fine Arts, Dallas (Texas).
Donation Jean Arp, Musée d'Art contemporain, Locarno.Saarland-Museum Moderne Galerie, Sarrebrück.
Louisiana Muséum, Humlebaek.Cleveland Museum of Art, Cleveland, Ohio
Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid
Musée de Stuttgart, Stuttgart
Musée Fabre, Montpellier
Museum of Art, Tel Aviv.
Musée des beaux-arts, Rouen
Musée de Prague, Prague
Musée de Calasetta, Calasetta
Musée municipal, Cambrai
Musée Matisse, Le Cateau- Cambrésis
Fonds national d'art contemporain
FRAC Île-de-France.
FRAC Alsace.
FRAC Bretagne.
FRAC Bourgogne.
FRAC Nord-Pas-de-Calais.
Artothèque, Annecy.
Artothèque, Montpellier.
Artothèque, La-Roche-sur-Yon.
Artothèque, Nantes.
Mobilier national, manufacture des Gobelins, Paris.
Bibliothèque Nationale de France, Paris
Conservatoire National Supérieur de Musique, Cité de la Villette, Paris.
IVAM, Valence (Espagne).
Assistance Publique, Paris. Maison du livre, de l'image et du son, Villeurbanne.
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Partage Re Rom 332 19 x 15 cm Pastell ca 1955 A-O22
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